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Friday, February 23, 2007

Et les athéniens s'atteignirent.















13 et 14 février. Sur la longue route de l'UEFA, nous nous présentons dans la Capitale grecque pour les 16è de finale.

La tradition est désormais restaurée, une délégation du personnel vient soutenir les Rouge et Bleu et j'en suis le GO.

Notre guide nous attend à l'aéroport, il s'appelle Babiss et comprend dès le car qui est le patron du micro.















Paranoïa sécuritaire oblige, nous avons droit à une escorte policière pour arriver en ville.

C'est pourtant dans l'indifférence générale que nous débarquons à l'hotel.



Le repas est vite expédié. Notre objectif : Athènes by night !

Certaines commencent en douceur...




















D'autres attaquent tout de suite dans le dur.
















Ambiance "Fame ! I'm gonna live forever, I'm gonna learn how to fly " :















Ambiance "tu t'es vu quand t'as bu ?"











La fièvre du mercredi soir...
















En gros, ça a été la grosse éclate. C'est marrant de découvrir ses collègues sous un autre jour, et à ce titre la vodka orange a des vertues que n'aura jamais le café court sans sucre de la cafet' au bureau.

Ca a aussi l'inconvénient de donner mal au crâne au réveil, même si c'est pour aller visiter l'Acropole. Babiss passe la main à Julia, qui va tenter de tout nous expliquer, de Pericles à Nikos Aliagas en passant par Rastapopoulos.














Comme toujours les mauvais élèves sont au fond de la classe.















Et pourtant le respect s'impose : ici naquit la démocratie il y a 26 siècles !














Sur ce mont qui domine Athènes, on peut presque sentir la cigüe de Socrate, deviner les contours de l'Académie de Platon, ou entendre les dialogues d'Aristote au sein de son Lycée.














Tant de culture, certains ne sont pas habitués et se mettent à tomber comme des mouches...















Craignant une épidémie,le groupe se réfugie dans une "taverna" pour reprendre des forces. Cette matinée a laissé des traces :















José ne perd pas le nord, et récupère le vin du repas "pour ceux qui ne sont pas venus"...


















Après toutes ces joies collectives, c'est après-midi libre. Une partie du groupe part à pied ...















tandis que l'autre prend le métro.















C'est Carnaval, alors trouvez Charlie !



















Avec Gilles, on décide d'aller au port du Pirée. Moi j'aime bien cette idée qu'ici pour voir la mer il faut aller en banlieue.











Sur notre chemin nous croisons une manifestation étudiante, ça me rapelle le CPE. Babiss me confirme l'influence et l'importance que conservent les combats menés en france dans le reste de l'Europe. C'est un encouragement à continuer les luttes, ça fait plaisir. Je crois que de l'intérieur on ne rend plus compte de notre mission universelle.
















La nuit tombée, nous nous retrouvons pour le classique transfert au stade en car. Il est magnifique.















Les supporters marseillais se sont associés à ceux de l'AEK pour nous écrire ce doux message :
















Inutile de craindre une réaction de nos supporters, l'isolation dans laquelle ils ont été placés tient presque du ridicule !















Du coup c'est nous qui représentons : EN FORCE !















Le match est sympa... surtout lorsqu'on marque le premier but!




















Joie collective sur le deuxième but !















Pour la première fois dans ce Trincamp Tour, je rentre à la maison avec des points dans la musette !















Le match fini, nous sommes retenus aux abords du stade. Comment ne pas être ému devant ce descendant des valeureux soldats spartiates. En leur hommage, je n'hésite pas à ne pas reculer devant...le ridicule.



Une étape bien sympathique !

Saturday, February 03, 2007

Ca claque du kien au Bouzbekistan.

24 Janvier, Lille/PSG. Un belle étape du Trincamp Tour.
Pourquoi Lille ? C'est à deux heures de route, nous n'avions pas fait de déplacement depuis un bail et surtout Jean-Baptiste, notre imprimeur, nous attendait pour nous faire faire la tournée des grands ducs. JB, comme tous les supporters Lensois, n'aime pas les lillois. Ils les appellent les "chiens", à prononcer, avec l'accent du nord, les "kiens".

Pour lui faire honneur, nous sommes une vraie délégation. Christian, Matt et Antho viennent pour bosser pour le match ; Yann, Thomas et moi montons en touristes.
Le match étant à 18H, nous sommes parti à midi sans déjeuner, et nos estomacs nous imposent rapidement une pause restauration. Peut-on sérieusement envisager un déplacement sans succomber au plaisir des sandwiches triangles de station service ?


















Quelques kilomètres plus loin, JB nous récupère à "sa" sortie d'autoroute.



















Enfin nous pénétrons dans ce "Bouzbekistan" dont il nous a vanté les vertues.












Petit détour par le Poney-Club où il nous présente ses jumelles : trop belles !!!



















Il nous présente aussi son canasson : un futur crack...


















Un petit tour par sa maison qui, je te le donne en mille, est en BRIQUES ! J'ai comme l'impression que la lecture des "trois petis cochons" a créé un traumatisme dans la région. J'ai d'ailleurs noté l'absence totale de maison en paille.


















De là, les uns partent bosser au stade, les autres partent faire un petit tour en Belgique, où JB leur fait découvrir un supermarché entièrement dédié à la bière ! Thomas, dit Toc Toc, en est transi de joie.






































































Pour achever le parcours "santé" belge, Yann passe faire ses emplettes dans une cave à cigare.











Dans cette ambiance, on a tôt fait de devenir couillon...

























Après la déconne, place au sérieux, avec la visite de l'imprimerie qui produit les programmes de match. Un moment très sympa où les ouvriers, peu habitués à renconter des gens s'intéressant à leur travail, ont tous pris le temps de nous expliquer leurs tâches et nous présenter leur machine.













Ca c'est de la bécane !

























Avec tout ça on aurait presque oublié le match, et on arrive au stade alors que la rencontre a déjà commencé.


















Le crew est dans la place.




















































Bon on va pas s'éterniser sur le match lui même, d'autant qu'on a perdu 1-0.


















Bien que la rencontre se soit passée sans incident, nous sommes à deux doigts de partir en vrille quand un kien vient nous apostropher à travers la grille, ce qui a pour effet de faire monter la moutarde au nez de JB, qui tente de se lancer dans un exercice de distribution de torgnoles. Heureusement tout ça ne va pas plus loin qu'un classique échange d'invectives et de sombres oeillades.

Pour oublier tout ça, JB nous convie au Café Flore, la brasserie à la mode de la capitale du Nord. C'est classe et convivial à la fois.

























Commence alors une agréable troisième mi-temps où l'on refait le match autour du nectar local.



































La quintessence de la soirée entre potes, avec au menu rires gras, discussions graveleuses et controverses footbalistiques.

Ouais, enfin, ça, c'était avant l'évènement.

Car la soirée amorce un virage quand Yann nous annonce que Doria va nous rejoindre.

Qui est Doria ? C'est une charmante jeune femme qui travaille avec nous dans le cadre d'un contrat de sponsoring. Comme elle habite Lille, elle devait assister au match avec nous, mais elle a été retenue à Paris et n'a pu prendre le TGV qu'à 20H.






L'annonce fait son effet et on assiste, à l'arrivée de la belle et pétillante brune, à une transformation des compagnons fraternels en redoutables concurrents .

C'est splendide, en une seconde on bascule de la virée machiste à l'étude de caractères !

Chacun y va de son stratagème.



Seul Mat affiche ouvertement la panoplie du séducteur, regard de braise et sourire dévastateur de sortie.




















JB applique la politique du KGB dite du "perds pas ton temps à devenir le meilleur, élimine plutôt tes adversaires", et tente de nous intimider du regard.




















Tous les autres jouent une version déclinée de la partition "Y'a rien à craindre de moi, je suis pas intéressé"...





Rien à craindre de moi, je suis trop bourré pour ça...
















Rien à craindre de moi, je suis un artiste occupé à prendre des photos décalées...














Rien à craindre de nous, on préfère les hommes...

















Rien à craindre de moi, je bosse monsieur...













Rien à craindre de moi, de toute facçon j'ai pas le permis pour ça...

(A propos, lui c'est Xavier, le patron de l'Ecurie Poney Club de Bouzbek, 20 ans, toutes ses dents, nordiste supporter parisien et très sympa !)









Une fois passé le jeu de dupes, les vautours s'approchent.


















Mais Dame Doria a eu l'intelligence de jouer un rôle elle aussi, celui de l'innocence feinte, déjouant ainsi les pièges grossièrement tendus. Au final, on se sera tous bien marrés !

C'est drôle, dans ces histoires, y'en a toujours un qui est persuadé d'avoir gagné,
























mais ce n'est jamais lui qui remporte la timbale...

Le déplacement s'achève sur un karaoké endiablé dans la voiture de retour avec l'aide de radio Nostalgie !

Une belle journée où, une fois encore le match n'aura été qu'un prétexte pour vivre des moments d'amitié.